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News / 08 Mar 2010

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Pour un 8 mars quotidien

Que ce soit pour l’excellent travail dans les institutions de l’éducation et de la santé, en science, en économie et dans l’industrie ou en politique. L’art et la culture serait...

Que ce soit pour l’excellent travail dans les institutions de l’éducation et de la santé, en science, en économie et dans l’industrie ou en politique. L’art et la culture serait inutile et ennuyeux sans la contribution des femmes, sans oublier leurs réalisations dans le domaine sportif.   


Depuis la proposition de Clara Zetkin en 1910 d’instituer une Journée Internationale des Femmes, il y a de nombreux points qui peuvent être considérés comme de grandes réalisations de la lutte pour l’égalité des droits et la reconnaissance des femmes.

Malgré  les politiques “gender mainstream” et les lois anti-discriminations, nous sommes encore bien loin d’une réelle égalité en termes de droits et d’opportunités. L’ONU célèbre la Journée Internationale des Femmes 2010 a travers le monde sous le slogan « Mêmes droits, mêmes chances : Progrès pour tous ! » et commémore la plateforme déclarative d’action de la Quatrième Conférence Mondiale des Femmes a Pékin quinze ans plus tôt.

Malgré les progrès atteints, particulièrement  dans le domaine de l’éducation, nous observons un taux élevé de mortalité maternelle et nous devons entendre que 70% des femmes ont fait l’objet de violence durant leur vie. En 2008, seulement 52,6% des femmes exerçaient une activité professionnelle, contre 77,5% des hommes, tandis qu’un nombre très réduit de femmes occupent des postes à responsabilités. Lors de négociations de paix, de maintien de la paix ou de processus de désarmement, les femmes n’ont parfois pas du tout été impliquées ou grandement sous-représentées.
 
En outre, l’Union Européenne, en déclarant 2010 année du combat contre la pauvreté et l’exclusion sociale, nous rappelle que le taux d’emploi des femmes dans les régions les plus productives économiquement du monde est inferieur de 12% a celui des hommes, exposant les femmes a un risque accru d’être confrontées a la pauvreté.
Le communiqué de presse du 8 mars de l’Office statistique de la Commission Européenne (Eurostat) avançant que « pour la première fois, le taux de chômage des femmes est plus bas que celui de hommes dans l’Europe des 27 » est biaisé, et uniquement du au fait que durant la criseplus d’hommes ont perdus leur emplois par rapport aux femmes.

Face a ces faits, nous, en temps que membres de la Gauche Européenne, reconfirmons notre position selon laquelle la lutte pour l’égalité des sexes est intrinsèquement liées a la lutte pour la justice sociale. Nous luttons pour la mise en place de politiques visant a garantir des droits égaux pour tous et permettre a chacun a vivre sa vie dignement grâce a des emplois justement rémunérés et une sécurité sociale décente, a l’égalité des chances en termes d’éducation, la possibilité de prendre part a la vie culturelle et a la mobilité. En même temps, l’égalité des sexes est une valeur qui dépasse la question sociale pour s’étendre également à la culture, aux questions du pouvoir et des positions sociales.


C’est pourquoi nous essayons d’appliquer l’égalité dans nos propres partis politiques. Nous sommes fiers d’avoir des femmes ministres dans les gouvernements nationaux, commandantes, chef de groupes mais aussi des femmes dans les bureaux, qui prennent une part de plus en plus active dans l’élaboration des politiques européennes, nationales, régionales et locales.


Le 8 mars devrait etre quotidien. Afin d’atteindre ce but, la société a besoin d’actes forts et courageux pour plus d’égalité des chances.

Original Language / FR

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