Réuni à Budapest les vendredi 15 et samedi 16 Avril 2011, le Parti de la Gauche Européenne a pu débattre de la situation de crise exceptionnelle que le monde connaît aujourd'hui. L'autorité des marchés financiers, les attaques sociales au niveau européen et international et les réponses brutales et militaires en Libye et en Côte-d'Ivoire (entre autres pays) ont été rappelées dans le discours d'ouverture du Président du PGE, Pierre Laurent.
La précarité et la situation de crise profonde ont été également mis en évidence par Attila Vajnai, Président du Parti des Travailleurs 2006 (Hongrie): "Le chômage a augmenté de façon spectaculaire dans le pays, les conditions de vie sont extrêmement difficiles pour une population très pauvre, et la situation des partis de gauche en Hongrie est très triste car ils ont disparu du Parlement alors que les partis de droite tentent maintenant de modifier la Constitution d’une façon très anti-démocratique et en tentant de supprimer des droits sociaux et humains comme le droit à l'avortement qui a pourtant été acquis depuis de nombreuses années ".
La situation au Portugal, en Grèce, en Irlande et en Islande est très grave car ce sont encore une fois les travailleurs qui paient pour cette crise sans précédent: «c’est une machine de guerre contre les travailleurs et la souveraineté populaire", a déclaré le Président du Parti de la Gauche Européenne. Cependant, les peuples expriment leur désaccord avec ces attaques des droits sociaux et politiques, à Budapest quelques 5000 personnes provenant de toute l'Europe se sont mis aux côtés des syndicats pour montrer aux dirigeants leur opposition avec le processus d'imposition des mesures d'austérité, a ajouté Pierre Laurent. "Le FMI est en Grèce sans l'accord des peuples, le Portugal vote, mais le gouvernement crée un « plan de sauvetage », nous n'avons pas de dictatures en Europe, mais les décisions ne sont pas prises par les peuples, il est très important d'organiser des référendums et d'écouter les peuples ", a ajouté Alexis Tsipras, président de synaspismos.
Le Conseil exécutif du PGE a également débattu de la situation au Japon, et du problème de l'énergie nucléaire. Face à cette situation extrêmement grave qui se passe maintenant à Fukushima, les membres du Parti ont exprimés leur solidarité la plus profonde avec les Japonais et ont affirmés que l'énergie nucléaire devait être remplacée dans de brefs délais. La nationalisation des sources d'énergie sera pour cela le meilleur moyen d'exercer un contrôle adéquat de leurs fonctionnements. La Gauche Européenne a également décidé de soutenir la création d’une Journée Européenne contre le nucléaire le 26 Avril.
Le Conseil exécutif a invité Mamdouh Habashi, de l’African Arab Research Center, pour expliquer la situation égyptienne. Au cours du débat; M. Habashi a précisé que la situation n'était pas stable, ce qui était un bon signe selon lui. « Le peuple a gagné la première bataille et nous avons dû accepter tout le monde y compris l'armée, même si nous savons qu'elle fait partie du régime. Néanmoins, le peuple d'Egypte comme celui du reste des pays arabes n’abandonnera pas, il sait que c'est un processus qui va prendre un certain temps, il y a des mouvements syndicaux indépendants et des confédérations sur la ligne de front a précisé Mamdouh Habashi.
Le Parti de la gauche européenne a également adopté une résolution concernant la situation en Libye et demandant le cessez le feu immédiat et la recherche d’une solution pacifique au conflit.
Pendant le week-end, le président du Parti de la Gauche Européenne, Pierre Laurent a participé à une conférence sur la politique d'intégration des Roms dans la communauté européenne.
Appel Anti-Nucléaire
Face au "pacte pour l'euro"
Non à l'intervention militaire en Libye !
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