Vers une nouvelle qualité de coopération des Forces de la Résistance et la Démocratie,
Pour une Europe de la solidarité,
Le Parti de la Gauche Européenne exprime son plein engagement à contribuer à ce défi historique
Face à la crise existentielle de l'Europe, au démantèlement du modèle social et de la démocratie, la seule réponse possible que la gauche peut apporter est de «refonder l'Europe». Cet objectif ne peut pas demeurer une perspective lointaine mais doit se concrétiser, ce qui implique un effort de réflexion pragmatique et des actions. En appelant à un «sommet alternatif européen», notre parti voulu exprimer cette importante ambition politique et sa détermination à ouvrir de nouveaux chemins.
Le "Sommet alternatif européen - contre l'austérité, pour une Europe sociale, démocratique et écologique en Europe" organisée par le Parti de la Gauche Européenne et Transform a été un succès. Il a rassemblé des syndicalistes, des personnalités politiques et des militants de la société civile.
Le constat de l'existence de nouvelles possibilités, dans les résistances et dans les propositions alternatives, a été très largement partagé ainsi que notre détermination à faire face ensemble aux défis énormes qui nous attendent:
- La lutte contre le traité fiscal et la politique de la troïka pour éviter l'implosion de la démocratie de l'Europe.
- La mobilisation contre les mesues d'austérité et de la destruction des services publics.
- La lutte pour de nouvelles majorités politiques qui portent la volonté de changement politique.
Un nouveau niveau des luttes sociales, écologiques, démocratique et féministe exige plus d'efforts communs en Europe. Face à cette situation dramatique, tous les acteurs gauche sociale et politique doivent satisfaire à l'obligation de développer des formes – nouvelles et intenses - de relation et de coopération. De nouvelles alliances qui relient étroitement les niveau nationaux et européens, sont nécessaires pour travailler un rapprochement des luttes sociales et politiques et exprimer la nécessité de changement du pouvoir à tous les niveaux.
Les potentiels d'une telle dynamique existent. Aujourd'hui, des luttes importantes se déroulent en Europe. Dans de nombreux pays européens, les peuples sont dans la rue, en grève, et utilisent des formes différentes d'actions pour leurs droits sociaux et démocratiques. Les luttes du peuple grec, les grèves générales en Belgique, en Espagne et au Portugal, la mobilisation des forces de gauche dans la campagne électorale française sont des signes encourageants. Il y a des résistances et la volonté de se battre. Elles ne sont pas seulement importantes dans les pays concernés, elles ouvrent un espoir pour tous les peuples d'Europe. Elles sont solidaires et envoient des messages d'encouragement pour relever la tête et retrouver la dignité dans toute l'Europe.
Toutefois, en dépit de leur force et leur détermination, ce n'est pas encore assez. Nous devons intensifier nos efforts et dire très clairement: «Les résistances à l'austérité et aux tendances autoritaires sont intimement liées à l'idée d'une alternative politique».
Nous faisons l'expérience aujourd'hui qu'une importante convergence d'analyse existe entre une large part des syndicats, des mouvements et de la gauche politique. Nous voyons que les partis de la gauche dans différents pays progressent. Ces évolutions positives exigent une réponse politique adéquate de la gauche au niveau européen.
Nous pouvons identifier les principaux domaines de travail et de mobilisation aujourd'hui: élargir les luttes sociales et politiques contre l'austérité; exiger la démocratie, construire un espace commun européen, via un processus ouvert et inclusif. L'objectif est la création d'une hégémonie sur le néo-libéralisme, et la réussite d'un changement radical dans la construction européenne.
La «Joint social conference» et le «sommet alternatif» ont montré qu'une multitude de forces semblent ouvrir la voie à un processus sans précédent dans lequel les organisations syndicales, les mouvements et les forces politiques pourraient coopérer pour changer le rapport des forces. C'est un moyen de renforcer les mouvements sociaux et la gauche européenne.
Face à ces nouvelles possibilités, le PGE s'implique dans un processus qui permettra aux différentes forces de surmonter leurs contradictions et de travailler ensemble pour une alternative dont l'objectif est une réorientation politique radicale. Le PGE engage tous ses efforts pour contribuer à ouvrir un espace politique pour la discussion, le développement et l'action pour une nouvelle Europe, sociale et démocratique.
Bureau exécutif du PGE
Madrid, 21-22 avril 2012
Original Language / FR



