Actualités / 12 janv. 2013
Aller aux actualitésLes processus d'intégration et la gauche en Amérique latine
L'arrivée au gouvernement des forces progressistes et de la gauche latino-américaine a ouvert la possibilité d'une nouvelle forme d'intégration d'un bloc régional. La création de, l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), celle de l'Union des nations de l'Amérique du Sud (UNASUR), la consolidation du Marché commun du Sud (Mercosur) et plus récemment la création de la Communauté des États de l'Amérique latine et des Caraïbes changent déjà la configuration des rapports de force politique.
Cette nouvelle dynamique fondée sur les principes de la coopération, la complémentarité est un outil pour le développement humain et pour le progrès.
Cette intégration tirera sa force des politiques en faveur de l'emploi, des salaires et de combat contre la pauvreté et l'exclusion. Par la complémentarité, ces pays pourront créer un marché régional et des chaînes de production.
Des coopérations sur des terrains variés, celui de l'énergie et de l'éducation, de la santé et de la construction d'infrastructures devront créer les conditions pour que les pays de la région puissent développer des politiques d'industrialisation et transformer eux-mêmes les ressources naturelles dont ils disposent.
L’Amérique latine, les forces progressistes qui agissent et gouvernent dans une bonne partie du continent, ont créé une situation sans précédent : ils ont réussi à faire reculer le néolibéralisme et l’hégémonie exercée par les États Unis depuis des siècles, ils ont réussi à créer les conditions pour être une voix unie qui compte dans le monde d’aujourd’hui.
Les bases ont été jetées pour la création d'une Banque du Sud pour le financement des grands projets de développement, le SUCRE, se renforce en tant que monnaie commune pour les échanges intra-régionaux, la constitution d'un Conseil de Sécurité et de défense renforce les mécanismes de concertation et de prévention des conflits qui ont déjà permis sortir des crises et d'isoler des forces putschistes. L’Amérique latine est aujourd'hui une zone de paix, dénucléarisée et sans armes de destruction massive. Les Constitutions de plusieurs de ces pays le stipulent ainsi et interdisent tout recours à la force.
En janvier 2013, Cuba prendra la présidence de la CELAC lors du sommet de Santiago du Chili. Il s'agît d'un événement historique qui marque l'évolution politique de la région sous l'impulsion des forces progressistes et le recul de l’hégémonie étasunienne.
Le processus de dialogue pour la paix en Colombie a ainsi été possible grâce à ce contexte nouveau. C'est aux forces de gauche et progressistes d'accompagner ce dialogue pour qu'il apporte une paix juste et durable. Le PGE appuie et soutien la Plateforme européenne pour la paix dans la Colombie, nous demandons à la Communauté internationale de participer pour que le peuple colombien construit une nouvelle sociéte.
Ces logiques progressistes contrastent avec la construction européenne qui connaît une crise profonde avec des conséquences lourdes pour la vie de millions de personnes. Les politiques mises en place montrent l'attachement aveugle de ses dirigeants aux dogmes libéraux et à la sauvegarde des intérêts du capital financier. Après plusieurs décennies de construction l'Union européenne montre son incapacité sur le plan internationale pour être une force de progrès et de paix.
Le Parti de la gauche européenne souhaite favoriser les convergences et développer ses relations de coopération et de solidarité avec les forces progressistes et de la gauche de l'Amérique latine qui agissent en faveur de la démocratie, la justice, le développement humain et la paix.
Les élections du 17 Février 2013 en Equateur s'annoncent victorieuses pour le processus de Révolution Citoyenne mis en place par le gouvernement de Rafael Correa et son mouvement PAIS. Le Parti de la Gauche Européenne félicite le gouvernement équatorien pour ses nombreuses réalisations en 6 ans de pouvoir et soutient résolument la réélection de Rafael Correa à la tête de la République de l'Equateur.
Executive Board meeting,
Berlin, Jan.11-12, 2013


